| vendredi 27 avril 2007, a 22:34 |
| 10 euros pour les salariés, 8,5 millions pour l'ex-PDG. |
Quelque 150 salariés d'Airbus -selon la direction (400 selon les syndicats)- ont entamé mercredi et poursuivait jeudi des débrayages à Toulouse. Selon le syndicat majoritaire FO, les 150 salariés de l'usine de Saint-Eloi à Toulouse ont été rejoints par plus de 120 employés des chaînes d'assemblage des A330 et A340 à Colomiers. Ces derniers ont toutefois repris le travail à midi, a précisé la direction.
Ils protestent parce que la direction leur a annoncé qu'une prime de participation de 2,88 euros en moyenne leur serait versée pour 2006, au lieu de 1200 à 1800 euros l'an dernier, à cause des mauvais résultats de la filiale d'EADS. "C'est la ras le bol !", crient les salariés, qui ramènent cette prime "dérisoire" aux 8,5 millions touchés par l'ancien co-président d'EADS, Noël Forgeard, pour son départ "après avoir plongé Airbus dans le rouge" (6,1 millions d'euros lors de son départ en 2006 de l'avionneur européen, auxquels s'ajoute une prime de non-concurrence de 2,4 millions d'euros).
C'est "la loi"
Face à cette situation, FO a envoyé jeudi un courrier au président d'Airbus Louis Gallois. "Nous espérons qu'il va nous recevoir pour discuter de ce problème et trouver une solution négociée pour remplacer cette prime. Nous allons lui demander une prime compensatoire", a indiqué un représentant syndical. "Les gens sont très en colère. Nous leur répondons que c'est la loi et que nous essayons de discuter avec le président", a-t-il ajouté, expliquant que faute de bénéfice, Airbus n'a pu verser une prime équivalente à celle de l'année dernière.
Selon le directeur de la communication d'Airbus France, le montant de la prime de participation, qui varie cette année de 2 à 10 euros selon le salaire des employés, "est purement comptable". "La loi impose de verser des participations quand une entreprise gagne de l'argent. Dans cette mécanique, on compte trois sociétés : Airbus France, Airbus SAS (le siège), qui ont fait de lourdes pertes, et AMSL, qui emploie 14 ingénieurs pour les Airbus militaires," a-t-il expliqué.
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